| La
faiblesse qui frappe les marchés boursiers
depuis trois ans ainsi que l’incertitude
persistante face à l’économie
mondiale ont changé la façon dont
bien des Québécois investissent
leur argent si durement gagné. De plus
en plus de Québécois se lancent
sur le marché de l’investissement
immobilier, certains influencés par l’appréciation
constatée au cours des dernières
années dans le secteur immobilier, d’autres
parce qu’ils désirent diversifier
leur portefeuille de placements en faisant l’acquisition
de biens immobiliers.
Environ 25 pour 100 des unités condominiales
construites au Canada seront des appartements
à louer. On investit également dans
les immeubles résidentiels à logements
multiples, par exemple les duplex, les triplex
et les quadruplex, ainsi que dans les maisons
unifamiliales isolées. Les Québécois
espèrent tirer de ces placements un loyer
qui couvrira au moins les coûts engagés
et, à long terme, produira un revenu raisonnable.
Les investisseurs qui envisagent l’achat
de biens immobiliers sont souvent confus devant
les options de financement hypothécaire
qui s’offrent à eux. Puisque la Loi
sur les banques ne permet le financement non assuré
que dans le cas des prêts de 75 % de la
valeur de la propriété ou moins,
bien des investisseurs qui effectuent un versement
initial de 15 % ont recours à un prêt
hypothécaire assuré pour la différence.
Le coût des primes d’assurance peut
atteindre 4,5 %, ce qui peut représenter
des frais de 10 000 $ pour un prêt hypothécaire
de 225 000 $. Malgré cela, les investisseurs
ne répondent pas tous aux exigences strictes
qui accompagnent un prêt hypothécaire
assuré pour un immeuble locatif.
Selon ces exigences, vous devez entre autres être
relativement bien nanti et prouver que vous êtes
en mesure d’effectuer les versements hypothécaires
en plus du paiement de toutes vos autres dettes
sans tenir compte du revenu de location que vous
tirerez. Cette garantie ne rend pas beaucoup de
Québécois admissibles à l’achat
d’un immeuble locatif.
Si la valeur nette de votre résidence principale
est assez élevée, vous avez également
la possibilité d’utiliser une partie
de cette valeur nette, habituellement à
l’aide d’une marge de crédit,
pour réunir une mise de fonds suffisante
pour vous rendre admissible à une hypothèque
de premier rang ordinaire.
Pour simplifier le processus, vous pouvez aussi
faire affaire avec un prêteur qui propose
des produits hypothécaires conçus
spécialement pour les petits investisseurs
qui possèdent ou achètent un immeuble
locatif résidentiel. Les investisseurs
Québécois peuvent désormais
obtenir 500 000 $ sans avoir à payer de
primes d’assurance hypothécaire coûteuses
ou à utiliser la valeur nette de leur résidence
principale. Un financement maximal de 85 %, frais
applicables compris, est offert pour les immeubles
de un à quatre logements situés
dans les grands centres urbains. Les propriétés
dotées d’un puits et d’une
fosse septique situées dans une ville ou
un lotissement peuvent également être
admissibles. Habituellement, un financement de
75 % est offert dans le cas des unités
condominiales, et toutes les propriétés
doivent produire un flux positif de trésorerie.
Peut-être que davantage de Québécois
se fieront aujourd’hui aux sages conseils
que prodiguent de nombreux professionnels financiers
et pourront diversifier leur portefeuille de placements
en faisant l’acquisition de biens immobiliers. |